JPh. Lamotte - les débuts dans le journalisme

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Jean Philippe Lamotte - 1982
Si tout a une fin, tout a un commencement. Voici comment dans les années 70 se pratiquait une des activités ludiques du domaine fluvial et comment Jean Philippe Lamotte journaliste débutant abordait le métier par le fluvial. Si des pionniers de cette époque souhaitent s'exprimer sur le sujet, ils peuvent le faire ici, Les textes seront publiés dans le site.
Jean Philippe Lamotte 1974
Les "24 heures motonautiques de Rouen" en 1970
Le premier reportage nautique et fluvial
Photos Jean-Philippe Lamotte

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La nuit sur les pontons n'était pas sans risque car il n'y avait aucune mesure de sécurité. L'essence coulait à flot et il n'était pas rare qu'un bateau y monte pour faute d'appréciation de nuit et sans aucun éclairage, autre que celui des réverbères de la ville. Les pilotes étaient grutés dans le bateau avec des élingues d'une taille qui aujourd'hui fait frémir. (photos JP Lamotte)

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C'est après une heure du matin que les accidents arrivaient généralement avec le froid et la fatigue. Avant le départ il fallait "shooter" le portrait de tous les pilotes et mécanos pour avoir de la matière au cas ou l'un d'eux serait tué dans la nuit. Tous les photographes le faisaient et tous les pilotes et mécanos savaient pourquoi on le faisait, mais ils s'y prêtaient de bonne grâce. Pilotes, mécanos et photographes faisaient partie de la même faune soudée pendant cette nuit de folie où on avait tous des chances de pas voir le jour se lever... juste pour faire notre boulot, pour le sport, tel qu'il se pratiquait à cette époque. J'étais jeune mais les années ne soignent le goût de l'aventure puisque quelques décénies plus tard, dans le Golf Arabo-Persique, c'est moi qui me retrouvait aux commandes d'un monstre de 2.300 cv portant un canon de 20 mm à une vitesse encore plus élevée que ces pionniers du in-shore. (photo JPh Lamotte)

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Pour faire de la photo sportive avec les appareils de l'époque, n'importe qui ne pouvait pas s'y coller. Il fallait une grande dextérité avec l'appareil. Avec le Rolleiflex, la mise au point était manuelle par télémètre à champ séparé. Un réglage terriblement précis mais long et très délicat, surtout de nuit car il fallait trouver sur le sujet une quelconque ligne visuelle, verticale ou oblique. La cellule photo-électrique sélénium (et non pas photorésistante comme les cellules au sulfure de cadmium arrivés plus tard) donnait les valeurs par une aiguille suiveuse sur le coté du boitier et il fallait régler diaphragme et vitesse à la main à chaque photo. Avec les flashs on disposait d'un nombre guide égal à la distance multipliée par le diaphragme. A chaque photo il fallait diviser mentalement ce nombre guide par la distance estimée entre le sujet et l'appareil pour avoir la valeur du diaphragme. Avec la bobine 120 (6 x 6 cm) on disposait de 12 vues et ensuite, il fallait effectuer un rechargement assez délicat avec ce grand format. Avec ces renseignements, on peut voir ces photos d'une façon différentes. (photos JPh. Lamotte)

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Une époque héroïque
A cette époque, je travaillais avec un Rolleiflex 3,5 F en format 6 x 6 et un flash "Mécablitz" à batterie au plomb. La pellicule était de l'Europan 25 ASA à grains très fins. En rentrant au labo personnel, les bonines étaient développée à la cuve en spirale Patterson. Le révélateur utilisé était du Microphen de chez Ilford qu'il fallait dissoudre juste avant utilisation pour éviter l'oxydation. Le fixateur acide qui évitait le bain d'arrêt était préparé à la main avec 250 gr/litre d'hyposulfite de soude et 50 gr de métabisulfite de potassium. Une fois rincé, le film était séché au sèche–cheveux pendant le casse-croute. Ensuite il fallait faire les tirages à l'agrandisseur, un Krokus III Color. Le papier Ilford B32-2 (mat, grain de soie, gradation normale) était développé dans du révélateur Métinol U en poudre de chez Agfa. Pour finir, les épreuves était rincées et séchés à l'envers sur la glaceuse et c'est vers 23 heures, soit environ trois heures avant la mise sous presse, que j'arrivais à la rédaction avec les photos. (photo JP. Lamotte)

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Quelques images du reportage pour l'examen sanctionnant les études photo en 1969


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- Un motocross sur la côte Ste catherine de Rouen septembre 1968 :
Haut : Ambiance pendant la préparation mécanique. Bas : Un conccurent Canadien fait une chute pendant la course et son épouse qui entend l'info par les hauts-parleurs arrive en courant. On essaie de la retenir mais elle arrive avant la civière. Hormis la blessure à la main qu'on ne voit que sur la photo originale de l'exament en 50 x 60 cm, il s'en sort avec une fracture à la jambe.

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Quelques planches contact de 1973 : Pour tirer ces planches, les négatifs 6 x 6 cm étaient directement posé en contact sur le papier photo avec une plaque de verre. L'opération se faisait en lumière rouge et l'exposition se faisait tout simplement allumant la lumière blanche du labo en comptant les secondes mentalement. Ces planches servaient à la sélection et aux recadrages.


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1971 :
gauche : Jacques Anquetil et son épouse
centre : Roger Lanzac l'animateur TV
droite : Roger Coudrec journaliste sportif célèbre commentateur du catch à la TV



1973 :
Des photos de mode pour un catalogue
(En arrière plan à droite les abeilles, remorqueurs du port autonome de Rouen)





38 ans après ces reportages, voici quelques chiffres à fin 2008 sur les 18 ans de la partie fluviale : 48 essais de bateaux et 57 croisières, 21 équipiers et équipières, 400 articles et 1.400 pages publiées.
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