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- Si vous possédez un moteur Seenergie :
            L'entreprise Techmotor Atlantique qui marinisait les moteurs PSA sous la marque Seenergie a fermé ses portes en 2006. Toutefois, si vous avez un soucci ou besoin de conseils concenant un moteur Seenergie, vous pouvez joindre Jacques Gely l'ingénieur de Techmotor à cette adresse : jacques.gely@neuf.fr ou au tél. 06 12 89 23 56. Si votre moteur est complètement HS, il est encore possible de trouver un moteur d'occasion identique sur une voiture accidentée et de déplacer les pièces de marinisation. Le don d'organes, ça marche aussi pour la marisation d'un moteur. Par contre pour éviter les rejets, il vous faut l'aide du spécialiste pour débloquer la sécurité anti-démarrage.



Jacques Gely Jacques Gely
Février 2009 - Jacques Gely (en blanc) en opération de changement et alignement de moteur sur un Nicols 1160

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L'évolution du moteur Diesel

          Depuis que Rudolph Diesel à fait exploser son premier moteur, le concept a évolué lentement mais il était imparfait dans le principe et il n'a réussi a trouver sa logique qu'avec l'avènement de l'électronique. C'est l'histoire que nous raconte ici Jacques Gely.
JPh-Lamotte

          Des ses premières mises en pratique, le moteur Diesel a révélé un problème de fonctionnement important. Rudolf Diesel à imaginé un moteur à pression constante ( la pression est constante lorsque le piston descend, d’où le nom de combustion) l’injection régulé mécaniquement devait réaliser cet objectif. Hélas, la mise en pratique de cette idée n’a pas révélé ce résultat attendue, bien au contraire, le carburant pénétrant dans la chambre de combustion met un certain temps pour se réchauffer et s’enflammer, s’accumule, se transforme en un produit (peroxyde) fortement explosif. C’est cette explosion qui provoque le bruit caractéristique du moteur Diesel.

          La conception du moteur doit contenir cette violente explosion qui se fait lorsque le piston est à son point le plus haut. Dans cette position, la bielle alignée avec la manivelle du vilebrequin ne peut que très difficilement transmettre la poussée du piston. Essayez donc de démarrer en vélo lorsque les pédales sont verticales. L’énergie ainsi dissipée est perdue.

          Très vite les motoristes se sont attelé à cette rude tâche, et depuis plus d’un siècle la particularité des moteurs diesel commercialisés se portait sur la désignation de ce principe : "moteur Ricardo", "licence COMET", etc... que l’on généralise en classant ces moteurs en : "injection directe" ou à chambre de réserve d’air" (injection indirecte). Chacun des systèmes avait donc son procédé avec plus ou moins de résultats sur le phénomène à contourner. On peut dire que les moteurs à chambre s’appliquaient plutôt au moteur à régime rapide et variable (transport), tandis que les moteurs à injection direct plutôt aux régimes lents et stables (moteur fixe : groupe électrogène, bateaux, etc..)


          Dans les années 70, le moteur Diesel à commencé à s’appliquer en automobile (Peugeot précurseur) par l’injection indirecte, qui était le meilleur compromis du moment et ce principe à évolué jusqu'aux années 95.

          Est arrivée l’injection semi électronique qui fut appliquée sur l’injection classique mais elle fut abandonnée depuis 96, sauf VW.

          L’injection à commande électronique à permis d’atténuer considérablement ce cognement et cette pointe de pression néfaste. (Alfa Roméo semble avoir été le précurseur). La rapidité d’action de l’électronique appliquée aux injecteurs permet à ceux ci de démarrer l’injection au moment obligé. Le piston est dans la position la plus haute et le volume de chambre le plus restreint, mais également le plus mauvais moment pour transmettre la force. L'injection est alors arrêtée au début de l’inflammation et elle reprend ensuite par petit étapes lors de la descente du piston. La combustion à pression constante est enfin réalisée ou presque… Si Rudolph Diesel peut voir de l'au-delà, il doit être satisfait.

          La maîtrise de ce phénomène à permis de réduire la taille des pistons, des bielles, du vilebrequin et donc de tout le moteur. Cette conception permet presque d’égaler le rapport poids puissance du moteur à explosion (à essence).

          Les coûts de développement étant considérables, seuls les motoristes automobiles pouvaient se permettre une telle réalisation. Peugeot s'est même associé à Ford pour le développement du moteur DV4, DV6 (exceptionnel dans la réalisation) ainsi que pour le V6. Ce n’est donc qu’avec du retard que l’on voit cette technologie arriver progressivement sur ces moteurs. La sévérité des normes de dépollution, moindre pour les moteurs industriel et marins y est aussi pour quelque chose. Actuellement cela concerne les moteurs à partir de 50/80 cv. Alors à quand un 20 cv électronique ?


Encore que ceux ci soient d’anciens moteurs à injection classique auxquels on applique l’injection à commande électronique, sans en tirer tous le bénéfice.

Pourquoi la rampe commune ?

          En bref, l’injection à commande électronique permet un gain de 20% sur le rendement, le poids et la consommation. Ce n’est pas une petite évolution, et sans parler de la diminution de la pollution.

          Lorsque l’injecteur et sa commande électronique ont le rôle de déterminer le début de l’injection (synchronisme avec le déplacement du piston), ce n’est plus celui de la pompe à injection, un seul tuyau suffit pour la relier aux injecteurs car elle n’à plus pour tâche que de quantifier la quantité de gasoil envoyée aux injecteurs et à supporter la pression engendrée par ceux ci. La rampe commune qui caractérise commercialement le moteur à injection à commande électronique n’est ni plus ni moins que la clarinette employée par les chauffagistes depuis longtemps pour alimenter plusieurs petits tuyaux avec un seul gros tuyau. Le principe de l’injection à commande électronique peut s’appliquer sur les moteurs à rampe commune (une pompe pour plusieurs injecteurs) ou aux injecteurs pompe.

          Le piezo électrique est une manière de commander l’ouverture de l’injecteur. Les deux principes (par solénoïdes et piezo) ont été appliqués sur les mêmes moteurs depuis longtemps (Bosch par solénoïde, Siemens par piézo-électrique et récemment, Bosch est passé en piezo sur certain modeles Psa).

Jacques Gely         
(novembre 2009)          






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Le moteur Beta Marine JD3-tug

            Voila un moteur marginal, qui va à l'encontre de tous les progrès en la matière mais il doit absolument être connu de tous les particuliers et associations qui travaillent à des restaurations de bateaux anciens ou historiques.

            Dans la jungle des moteurs qui peuvent s'adapter à la propulsion en eau douce, il y a un modèle complètement atypique qui est à notre connaissance unique sur le marché des moteurs neufs. Il ne s'adresse pas à tout le monde et son utilisation sera bien spécifique. Mais une chose est sûre, les plus anciens d'entre nous et les amoureux des bateaux historiques vont certainement beaucoup aimer ce concept.

            Bien que destiné dès sa marinisation pour des "narrow boat" de plaisance, il porte dans sa référence le mot "tug". En marine la traduction littérale de "tug boat" est "remorqueur" mais dans ce cas pour la plaisance, cela signifie plutôt un moteur qui "tire fort", et il ne vous décevra pas car c'est le cas. Par contre, il est lourd, rustique et il ignore tout des atouts modernes de rendement, gain de poids et de place, etc...

            C'est un trois cylindres qui est marinisé sur une base John Deere (le modèle CD 3029 DF 120), ce qui est déjà une référence. Par son concept, il va certainement déclencher des sourires narquois chez certains mais emballer les amoureux de la belle mécanique traditionnelle. Il n'est pas uniquement destiné aux bateaux anciens, historiques et autres restaurations de petites unités de travail, mais c'est quand même ce créneau qui est visé. Déjà par son aspect, avec du cuivre du laiton et du "gunmetal" (métal bronzé fusil), certains se verront déjà avec le Mirror à la main et du vernis cristal à l'alcool en finition. Le coqueron moteur se visitera alors comme la timonerie ou le carré.

            Mais passons aux choses sérieuses, car c'est là que le moteur est le plus étonnant et deux chiffres vont suffire. Il développe 30 cv et pèse presque 500 kg. Seulement voilà, ses 30 cv, il les fournit à 1.200 tr/mn et on se croirait revenu avant guerre. Là où presque tous les moteurs viennent juste de quitter le ralenti cranté, lui il est à son régime maxi. A l'inverse, c'est à partir de 450 tr/mn, là où les autres moteurs de 30 cv sont incapables de tenir le ralenti, que se trouve la base minimale de la plage d'utilisation et qu'il commence à pousser. Le couple maxi de 190 nm est presque atteint dès les 1.000 tr/mn et reste stable jusqu'au régime qu'on peut pousser jusqu'à 1.400 tr/mn. Pendant ce temps, la puissance suit ce que l'on a du mal à appeler une courbe tant la croissance est régulière. Entre 600 et 1.200 tr/mn, les courbes ne montrent pas de plage défavorable. C'est de plus un des moteurs (peut-être le seul) à pouvoir se monter à plat sur un fond de cale car ses silentb30locs sont horizontaux et montés sur des équerres.

            Le tableau de bord de 13 cm de côté cherche à se faire oublier pour ne pas dénaturer une restauration historique et ne comporte que le cadran de compte-tours, le bouton d'arrêt et la clé de démarrage, plus cinq petits voyants. Comme ce moteur est à la fois fluvial et anglais, il est évident qu'on peut lui adapter un refroidissement en "keel cooling" (circuit fermé avec échangeur sous la coque pour les eaux boueuses et chargées). Tout le monde aura compris que le maître mot n'est pas la performance, du moins comme on l'entend aujourd'hui. Il consommera plus qu'un moteur moderne, il polluera plus également. Sa performance à lui, c'est la robustesse et la durabilité et surtout de ne pas dénaturer un bateau ancien ou historique. Et au-dessus de tout cela, il est beau. Il est à peu près certain qu'en utilisation normale, aucun de ses acheteurs d'aujourd'hui ne verra sa fin. Ce moteur est au "common rail" ce que le tracteur agricole est à la GTI.

            Ils sont marinisés en Angleterre par Beta Marine qui est la marque des moteurs rouges pour la plaisance de mer et verts pour les fluviaux. Depuis la fin 2009, ils sont importé par DIESInternational et qui prend également en charge l'importation des moteurs Lister Petter. Ces moteurs sont toujours distribués par Ted Johnson de Marine Diesel, qui lui, est presque exclusivement orienté vers le fluvial.

            Certes, ce moteur est d'une utilisation sélective et confidentielle, mais dans son créneau, ce qu'il fait, aucun autre ne peut le faire à sa place.





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Moteur voiture-bateau : la conversion km en nombre d'heures
Perkins M132-TI
Moteur Perkins M132-TI
            La durée de vie d'un moteur de voiture se compte en kilomètres et celui d'un bateau en nombre d'heures. Pourtant certains moteurs de voiture achetés d'occasion sont marinisés et deviennent des moteurs de bateaux. Alors, pour comparer, quelle est la conversion entre les deux pour estimer l'état du moteur d'une part et la fréquence des vidanges d'autre part ?

            Pendant longtemps chacun a estimé cette concordance à sa façon et il était généralement admis 50 km pour une heure pour une voiture et 60 km pour un camion. Mais aujourd'hui, grace aux ordinateurs de bord des voitures qui donnent la vitesse moyenne sur un trajet, on en sait un peu plus. Lors d'un trajet moyen qui intègre des parcours sur autoroute à 130 km/h, route à 90 km/h, en ville à 50 km/h, les zones 30 km/h, feux rouges, embouteillages et autres agréments de la conduite, la moyenne globale (bien entendu variable selon les utilisations) se situe entre 55 et 60 km/h.

Donc un moteur de voiture d'occasion de 50.000 km est l'équivalent d'un moteur de bateau qui aurait entre :
50.000 km : 55 = 909 heures et
50.000 km : 60 = 833 heures.
Pour une vidange à faire tous les 15.000 kilomètres sur un bateau, ce sera toutes les :
15.000 : 55 = 272 heures et
15.000 : 60 = 250 heures,
ou à défaut si le nombre d'heures n'est pas atteint, tous les deux ans.

            Toutefois, en utilisation bateau, un moteur va vieillir beaucoup moins vite que sur une voiture car le régime sera constant pendant presque toutes ses heures d'utilisation. On a vu des moteurs de 100.000 km achetés dans une casse, marinisés et qui fonctionnaient encore pendant des années sur un bateau de plaisance à faire 150 h par an (l'équivalent de 10.000 km/an sur une voiture).



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Le moteur ensorcelé
            Ce qui suit ressemble au scénario du film d'épouvante "Christine" de Stephen King mais ce n'est pas une fiction, l'histoire a réellement été vécue.

            Cela se passe en 2007 dans une base de location quelque part en France. Un des employés vaque à ses occupations sur le ponton et soudain, face à lui, il entend le moteur d'un bateau qui démarre. Il s'arrête et regarde un peu étonné. Le coqueron moteur est fermé et il n'y a personne au poste de pilotage. Il lui faut quelques secondes pour réaliser qu'il ne rêve pas puis il monte à bord et arrête le moteur. Il prévient le chef de base, qui d'un air goguenard, lui demande ce qu'il a bu et l'affaire en reste là.

            Quelques semaines plus tard, le bateau est loué et en pleine nuit, l'équipage de locataires a la surprise d'entendre le moteur démarrer. Blottis au fond de leur couchette, ils s'imaginent l'intrusion de personnes mal intentionnées qui vont emmener le bateau en pleine nature et... Au bout d'un moment, le bateau ne bougeant pas, quelqu'un se risque à sortir vers le poste de pilotage mais il n'y a personne. Il essaie donc d'arrêter le moteur mais c'est impossible. Malgré tous les efforts, le moteur refuse de s'arrêter. Il faudra l'intervention d'un technicien de la base qui vient et arrête le moteur tout simplement au tableau de bord. On imagine les explications confuses des locataires qui n'y arrivaient pas en faisant le même geste.

            Quelques mois plus tard on est en automne, le bateau est à la base qui est déserte en ce début d'hivernage. Au milieu de cette tristesse saisonnière il y a un bateau de propriétaire qui est là pour une de ses dernières escales de la saison et l'histoire se répète. Dans le calme de la base endormie, la pénélope du bord qui était du voyage entend un moteur qui démarre. Alors elle prévient son capitaine de mari avec une certaine inquiétude imaginant le vol du bateau qui est en cours ou pour le moins quelques gamins mal éduqués en train de s'amuser. Le plaisancier se dirige vers le bateau mais il est vide et fermé à clé. Il ouvre le coqueron moteur et descend dedans. Il pose sa main de façon étanche sur l'entrée d'air pour étouffer le moteur. Normalement, aucun moteur ne résiste à cela. Privés d'air, ils s'arrêtent tous, obligatoirement. C'est d'ailleurs comme cela, de façon physique ou par l'intermédiaire d'un système électrique, qu'on arrête un moteur Diesel. Hélas le moteur endiablé refuse de s'arrêter. Privé d'air il fait une explosion faiblarde toutes les cinq secondes et dès que la main est retirée, il repart à son régime normal.

            Le couple de plaisanciers va alors contacter la Mairie du lieu et quelques autres numéros pour finir par trouver celui du chef de base. Quand il arrive, il arrête tout simplement le moteur comme on doit le faire, au tableau de bord.

            Dans le courant de cette période hivernale de remise à niveau des bateaux, le chef de base veut en avoir le cœur net.
Il décide alors de s'attaquer au problème. La seule solution qu'il imagine ne peut venir que de la commande électrique du démarreur. Il va donc s'intéresser au câble qui va du démarreur jusqu'au tableau de bord. Celui-ci passe dans une goulotte qui est fermée lors de la construction du bateau après dépose du câble, donc totalement inaccessible. Le chef de base va alors le débrancher et tirer jusqu'à le sortir complètement. Et là, il va découvrir la cause du mystère. Ce câble qui doit normalement se trouver d'un seul morceau d'un bout à l'autre est en deux parties qui sont shuntées par une prise électrique bateau classique. Jusque-là il n'y a rien d'anormal. Par contre, il découvre qu'une minuscule fissure de la coque laisse passer un suintement d'eau qui s'accumule dans une petite cavité du polyester, et ce n'est pas de chance, juste à l'endroit où se trouvait la prise. En fonction des mouvements du bateau, l'humidité mettait parfois les fils en contact et le moteur démarrait tout seul. Plus grave, ce contact pouvait être ponctuel ou durer quelques heures. Dans ce cas, le démarreur toujours sollicité tournait avec le moteur. Quand on posait la main sur l'entrée d'air, il était toujours entrainé et dès qu'on enlevait la main il redémarrait. Quelques minutes ou quelques heures plus tard la prise avait un peu séché et le contact ne se faisait plus il suffisait alors d'arrêter le moteur d'une façon tout à fait normale.

            Pour exorciser ce moteur envoûté, le chef de base a simplement fait appel à son expérience. Par contre, lors de la dernière séance de spiritisme dieselique, le démarreur avait grillé.


S'il vous est arrivé une histoire insolite, vous pouvez vous aussi la raconter ici


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Le Cheval vapeur : cv ou ch

Notion de "cheval vapeur"
            Notons que le véritable symbole du "cheval vapeur est en fait "ch" et que "cv" est le symbole du cheval fiscal instauré pour les assurances. Mais la confusion s'est installée de façon tenace depuis la sortie de la très populaire "2 cv Citroën" et de la "4 cv Renault" qui a suivi et a enfoncé le clou. Depuis, cette ancienne unité qui a la vie dure, sert toujours de référence chez les utilisateurs. D'ailleurs tous les constructeurs ont du s'adapter car la puissance en "cv" figure toujours sur les descriptifs, concurremment avec le kW qui est l'unité actuelle. Ce cheval vapeur est égal à :

"un moteur capable de lever une charge de 75 kg en 1 seconde à 1 mètre de hauteur".


            Quant au kilowatt qui est l'unité actuelle, il est égal à 1,36 cv. Il y eut même à une certaine époque "l'âne vapeur" (ou "donkey power") qui valait un tiers du cheval vapeur. Le fait que pour l'automobile, il y ait toujours et officiellement des "cv" fiscaux et non pas des "kW" fiscaux n'est pas non plus fait pour évoluer vers les unités légales.



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Une transmission qui siffle : Bague hydrolube ou hélice ?

            Le moteur tourne au ralenti et la transmission se met à siffler. On accélère et le bruit s'arrête. Quelle est ca cause ? Voici deux cas qui ont été avérés et qui apportent des réponses :

- 1 ) La bague "hydrolube"
            Cette bague "hydrolube" est normalement lubrifiée par des petits canaux avec l'eau de la rivière, d'où son nom. Si le bateau a passé une période au sec et qu'il vient d'être remis à l'eau, il est possible que ces petits canaux internes de la bague soient bouchés par de la vase séchée. Pour en avoir le cœur net, il suffit de desserrer le presse étoupe et de l'avancer un peu sur l'arbre. S'il n'y a pas d'eau entre les deux, le doute se confirme. Dans ce cas, si la vase ne se mouille pas rapidement pour se dissoudre, la bague non lubrifiée va se détruire. Une sortie de l'eau s'impose pour vérifier et nettoyer la bague hydrolube. S'il y a de l'eau entre les deux ce n'est pas la bonne cause et il faut chercher ailleurs.

ATTENTION : Une bague hydrolube ne doit jamais être montée avec de huile, de la graisse au tout autre corps gras mais avec du savon liquide. Il va permettre le coulissement sur l'arbre et ensuite il va se dissoudre sans préjudice pour la bague.

            On a vu un cas où elle avait été montée avec de la graisse. La bague s'est déformée et collée sur l'arbre d'hélice le bloquant irrémédiablement dans l'étambot. Il a fallut y aller à la tronçonneuse. Dans un autre cas, ce fut avec de l'huile et là encore une mise au sec fut obligatoire.

- 2) L'hélice
Il est possible que le sifflement vienne tout simplement de l'hélice. C'est rare mais on en connait des cas. Cela arrive généralement quand cette dernière a été rectifiée sur le bord d'attaque. Dans le cas décrit ici, le diagnostique a été apporté par une simple marche arrière et le bruit s'est arrêté pour reprendre en marche avant au même régime d'environ 1.100 tours/mn. La confirmation fut apportée par un fabricant d'hélice qui en connaissait quelques cas. Toutefois, dans ce cas, hormis le bruit à un certain régime, rien d'autre ne fut décelé, aucune vibration générée par le balourd d'une pale ne fut décelé et aucun organe ne craignait quoi que ce soit.

Ouvrir ou télécharger la notice.pdf de France Hélice

Si vous connaissez d'autres cas, n'hésitez pas à nous les faire parvenir avec une description circonstanciée. Cela peut rendre bien des services.


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Le presse-étoupe, en bas à gauche


à suivre - to be continued

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