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C'est Alphonse Debray Père qui a fait construire ce bateau en 1931 aux Forges de l'Ouest. Il y a eut quatre bateaux identiques construits en même
temps "l'Anjou" (Belle Marinière), le "Surcouf" et le "Cygne". Il y en eut quatre de construits ultérieurement au même chantier :
"La Varenne", "l'Excelsior" de jean Guiller, "l'Horizon" et "Les Deux Frères", un bateau plus grand pour la Sarthe et la Mayenne.
En 1934, il enlève les premières peintures et à l'intérieur il passe tout au minium de plomb. Pour aller dans
les moindres recoins des goussets, il utilisera même une plume. Alphonse Debray Fils raconte qu'aujourd'hui, 80 ans après, quand on gratte
la peinture dans les fonds on trouve toujours le minium d'origine sans aucune trace de rouille.
Le 4 juillet 1944 le bateau à été mitraillé par 3 avions canadiens. Alphonse Debray fils raconte qu'il a bien
failli y passer ce jour là... Et pourtant : "Des tracs avaient circulé quelques jours auparavant annonçant que tous les véhicules qui
pouvaient servir à transporter des marchandises pour l'envahisseur étaient susceptibles d'être mitraillé ou bombardé.
Alors on savait que ça pouvait arriver. Le bateau était le long d'un halage à Béton. On était sur le pont avec mon
père et ma mère et des personnes étrangères au bateau. Les balles ont traversé le pont entre nos jambes.
Ce jour, le Cap Tourane a également été touché par des balles, ainsi que le "Grand Neptune" qui appartient
aujourd'hui à Jean-Paul de Sylvie au port de la Savate d'Angers. Le patron de l'époque Lucien, Branchereau de Château Gontier,
était à la barre et il a reçu une balle dans la cuisse. Il avait un fils qui s'appelait Jacques qui a été mitraillé
en route sur la Mayenne. Un autre marinier débarquant de l'Amiral à été tué par une balle dans le ventre.
En 1940, il y avait déjà eut un bombardement de Rennes qui avait fait 3.000 morts ".
Quand Alphonse Debray père est décédé, c'est son épouse qui à hérité
du bateau et il été vendu à un marchand d'accastillage. Il a ensuite
été revendu à une autre personne dont l'identité n'a pas été retrouvée.
Aujourd'hui il est transformé en bateau habitation au pont de la Motte Rouge de Nantes, juste à coté des
bateaux de l'erdre.
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