Quand les mariniers parcouraient autrefois le canal de Nantes à Brest, arrivés à Redon ils devaient descendre en Vilaine
pour reprendre le canal à l'écluse Bellion, quelques kilomètres plus bas. La Vilaine étant soumise aux marées, le passage ne pouvait
pas se faire à n'importe quelle heure. Pour pallier à cet inconvénient qui était un frein à la navigation, on a creusé le bief 17 qui longe
la Vilaine entre Redon et l'écluse Bellion sur six kilomètres.
Puis, au début des années 70 on a construit le barrage d'Arzal et la vilaine à conservé un niveau constant et sans courant, à toute
heure du jour et de la nuit. Dès lors, il était plus rapide de passer par la Vilaine et les mariniers n'avait plus d'intérêt à emprunter
ce bief 17. Le dernier à y passer fut Armel Debray avec son bateau La Marne.
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Quand le trafic commercial s'est arrêté, Armel à vendu son bateau et est devenu éclusier pendant sept ans à l'écluse Bellion.
Le bateau à été ensuite racheté par le Conseil Général de Loire Atlantique (44) et entièrement restauré pendant que des travaux
étaient menés pour réhabiliter le bief 17. Le samedi 3 juillet, c'est donc Armel Debray qui embouquait le bief pour la première avec
le même bateau qui avait fait le dernier voyage commercial trente ans plus tôt.
C'est la larme à l'œil qu'il entrait dans le sas sous les encouragements des badauds. Après avoir descendu symboliquement
l'écluse Digue 17 bis, la Marne faisait demi-tour dans la vilaine pour remonter à nouveau. Pour l'occasion, qu'on soit à bord ou sur
les bajoyers, on a assisté à une manœuvre d'élite.
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