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Le fluvial de JPh-Lamotte - Les grandes compagnies
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Les bateaux de la société Faroult : La liste |
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| - Chalands en bois ou mixte | - Chalands en fer | - Freycinets en bois | - Freycinets en fer | |||
| - Remorqueurs à vapeur | - Remorqueur Diesel | - Caboteurs | - Barges | |||


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001 - Bougival en 1950 : Je suis en salopette avec
ma soeur Claudine sur le "Jouvenet" de mes parents. Quand ce bateau hollandais de 8 mètres de large était tractionné par un remorqueur, il était très dur
à manoeuvrer. Le safran non compensé demandait de gros efforts. Dans la marquise ronde, le macaron de 3,80 m de diamètre était horizontal et y avait des
gabilleaux (sorte de poignées) tout autour. Il y avait de passage circulaire d'environ 80 cm entre le grand macaron et la paroi de la marquise. Pour virer à bal
(tourner d'un bord sur l'autre) il y avait quatre tours et demi. Mon père se calait les reins sur un gabilleau et poussait avec les pieds en tournant autour de la
cabine pour le diriger. Parfois en hiver, pour monter les ponts ou traverser Paris, ils étaient trois à se caler les reins aux gabilleaux : ma mère Lucienne,
mon père Raoul et mon grand père Jean d'origine Belge. |

Ma vie de marinier Quand je suis né le 22 juillet 1945, mon père travaillait à la société Faroult. Son premier bateau était un 38,50 m qui s'appelait le "Thouret". C'était ce qu'on appelait un "gros numéro". Un bateau construit par l'Allemagne en compensation des dommages de la guerre de 1914-1916. On les appelait ainsi car ils portaient un numéro de série peint sur toute la hauteur de la bordaille. Il était alors tractionné par un automoteur en rivière ou par un tracteur Latil sur les canaux. Il a ensuite pris le "Jean Revel", un autre Freycinet qui a été motorisé dans les années 50. Ensuite ce fut un chaland, le "Louis Bouillé" puis le "Jouvenet" et le "Boieldieu", un autre chaland de 45 m de long sur 8 mètres de large. J'ai débarqué en 1952 pour aller en pension ce qui m'a permis d'entrer à entrer à l'école. J'en suis sorti en 1958 à l'âge de 13 ans. |
Je suis alors retourné avec mon père sur le chaland "Mont Kemmel" (qui s'est appelé ensuite "Armand Carel") oł j'ai embarqué comme apprenti marinier. A 16 ans, j'ai quitté mes parents et M. Faroult m'a fait embarquer comme matelot sur le chaland "Alain Blanchard", ce qui a duré jusqu'à mon départ à l'armée en Allemagne. Une fois libéré des obligations militaires j'ai passé mon permis d'automoteur, je me suis marié. Par une facétie du sort j'ai alors embarqué sur l'automoteur "Thouret" qui n'était autre le chaland de mon père sur lequel je suis né et qui avait été motorisé avec un Poyau bi-cylindres de 50 cv. Ce fut d'ailleurs le premier chaland qui fut motorisé par la société Faroult. Je suis ensuite passé sur le "Louis Brune", un Freycinet qui avait un moteur plus puissant de 100 cv. Cela m'a permis de passer mon permis de remorquage et tirer un chaland de 800 tonnes en plus des 300 tonnes de mon Freycinet. Pour finir, je suis passé un autre Freycinet mais transformé à 46 m de long sur 5 m de large avec lequel je faisais également de la traction. |
En 1978, la société Faroult a arrêté ses chalands qui n'étaient plus rentables et ils furent désarmés. La société à continué encore un an avec les automoteurs et En janvier 1979, quand nous avons tous été licenciés, j'avais 35 ans. Pour rester affectivement en contact avec la batellerie, je me suis lancé dans la construction de maquettes, mais la vie "d'à terre" ne fut pas très facile. Le regret de la liberté de la vie de marinier était quotidien. Comme je n'étais pas seul dans ce cas, en 1998, avec quelques mariniers de Seine nous avons monté l'association des anciens mariniers d'Anfreville-la-Mivoie" dont le but était de faire des expositions itinérantes avec des maquettes. Au fil des années j'ai construit 16 des 20 maquettes de l'association et à la fin 2009 nous avions réalisé 93 expositions. Claude Pieters (sept. 09) |

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002 - Le même jour à Bougival en 1950 à l'avant du bateau |

L'histoire de la Société Faroult - C'est aux alentours de 1880/1900 que s'est constituée la société anonyme de transports fluviaux et remorquage la "Rouennaise". Elle était aussi spécialisée dans le déchargement, des navires, le transit et l'affrètement. - En 1913, elle achète en Hollande son premier bateau le "Rothomagus" (nom romain de la ville de Rouen) - En 1923 la "Rouennaise" devient "Rouennaise et Gabriel Faroult". Elle conservait les même activités auxquelles sont venu s'ajouter l'exploitation d'une carrière de sable blanc à Nemours, un quai de déchargement à Honfleur et un chantier de réparation de bateaux à Amfreville-la-Mivoie |
(proche banlieue de Rouen au pied de la cote Sainte-Catherine). Une autre branche de la société s'occupait du ravitaillement des navires en eau potable. - A partir de 1950, la société à commencé à motoriser certains chalands (le "Thouret", le "Jean Revel", le "Louis Brune", le "Frédéric Berat"). Elle a également acheté trois automoteurs neufs : "André Derocque", "Victor Bouchet", et "Kent". - Dans ce plan d'expansion, la société de cette époque à également fait motoriser et rallonger quatre Freycinet : "Edouard Adam", "Amiral Cécille" (le futur "Pouchet") et le "Dulong". - En 1974, le "Edouard Adam" fut transformé en pousseur. Il poussait alors le "Kent" et le "Louis Brune". |
- En 1978, la société a commencé à licencier le personnel des chalands pour raison économique. - Le 31 janvier 1979, le reste du personnel naviguant sur les automoteurs fut également licencié, ainsi que le menuisier qui travaillait au chantier. Il ne restait plus que le mécanicien qui faisait quelques dépannages chez des particuliers et il a arrêté ses fonctions en 1982, année de la fermeture du chantier de réparation. Le ravitaillement des navires en eau potable devait également se terminer quelques années plus tard. Claude Pieters (sept. 09) |

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003 - Le "Thouret" en 1966 - En revenant de l'armée j'embarque sur le bateau oł je suis
né mais il est maintenant motorisé. Sur l'avant, c'est Michel mon copain et matelot. |

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004 - Le" "Dulong" motorisé et rallongé à 49 mètres |

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005 - Avec mon "Pouchet" je tractionne le "Armand Carrel" des mes parents. |

Les bateaux de la compagnie Faroult : |
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| - Chalands en bois ou mixte | - Chalands en fer | - Freycinets en bois | - Freycinets en fer | |||
| - Remorqueurs à vapeur | - Remorqueur Diesel | - Caboteurs | - Barges | |||
- Chaland : Bateau à fond plat non ponté qui était tractionné. Plus longs et plus larges que des Freycinet, ils n'ont pas de gabarit précis. Ils appartenaient généralement à des compagnies qui les tractaient avec leurs automoteurs. (Dans cette page, il s'agit du chaland de Seine. A l'époque ils étaient déjà considérés comme du "grand gabarit" pour les mariniers des canaux. - Péniche : Les terriens ou ceux "d'à terre" nomment ainsi tout ce qui flotte sur les canaux et rivières. En il s'agit d'un chaland au gabarit Freycinet en bois ou en fer non motorisé. Quand on motorise une péniche, elle devient un automoteur. Les Flamands disent un "Spits". - Freycinet : Bateaux de 38,50 x 5,05 m motorisés ou non. Les mariniers disent indifféremment un "Freycinet" ou un "trente huit mètres". |
- Automoteur : Tous bateaux de transports fluviaux équipés d'un moteur. - Barge : Bateau à fond plat non motorisé, généralement utilisé en convois poussés. Les barges sont généralement de forme rectangulaire pour pouvoir s'accoupler bout à bout. Des péniches et même des automoteurs ont été transformés en barges avec des ferrures d'accouplement à chaque bout. - Caboteur : Bateau à faible tirant d'eau adapté à la navigation maritime côtière et capable de remonter les rivières. Certains caboteurs de Seine étaient appelés "london" car faisaient la liaison de la Seine à La Tamise. Remeciements à JC. Verrier
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