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Les ventes Luxury Boat



Vends : Péniche gite et habitation

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- Nom du bateau : Henri
- Prix : 350.000 €uros

- Année de construction : 1931
(Freycinet de 38,50 raccourcie à 29,60 m au gabarit canal du midi.)
- Moteur : Général Motors de 181 cv (5.000 heures de fonctionnement)
- Groupe électrogène :10 kvA
- Visible sur : Canal de Garonne
- Contact vendeur : 06 29 53 02 58

Divers :
- La sole de la péniche a été refaite en 2005.
- Contrôle VNF valable jusqu'en 2018.

Cette péniche a été le sujet d'un article dans le magazine Fuvial. Pour la description, voir plus bas le texte de cet article.


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            Promoteur de ventes aux huiles Yacco, Michel arrive à la retraite et se demande ce qu'il va faire de sa vie jusqu'au moment où il voit passer une péniche. C'est la révélation et il se dit "voilà ce qu'il me faut". Il va commencer à "gamberger" un bateau à sa démesure, un concept qu'il n'a jamais vu ailleurs. Les plans vont s'échafauder jour après jour dans la mémoire vive de ses neurones car de croquis, il n'y en aura jamais. Des moyens il en a et il ne va pas lésiner sur les matériaux ni la technique à embarquer. Il va se faire plaisir comme un émir du Golfe, toute proportion gardée et aujourd'hui, le résultat surprend nombre de ceux qui montent à bord. Certes, il est ingénieux mais sans être ingénieur et pas manuel du tout. On peut même dire qu'il a deux mains gauches, alors il veut bien aider mais il fera tout réaliser par le chantier et rondement menés, les travaux ne dureront pas plus de 14 mois.

            Contrairement à beaucoup d'histoires de bateaux réaménagés, Michel n'a pas trouvé sa péniche rouillée et envasée sur une berge de rivière. Non, il l'a tout simplement achetée en 2001 à Michel Biard, un marinier qui transportait du sable. Il travaillait alors avec deux péniches, l'une poussant l'autre. La péniche Henri se trouvait devant et de ce fait, le moteur General Motors de 180 cv qui ne démarrait que pour les manœuvres, n'affiche aujourd'hui que 5.000 heures au compteur. C'est une péniche au gabarit Freyssinet de 38,50 m qui a été raccourcie à 29,50 m pour le Canal du Midi.

Une structure d'immeuble
            C'est avec l'aide du propriétaire que Michel va descendre le bateau de Fontainebleau, lieu de l'achat, vers Marseilles-les-Aubigny. Là, il va subir quelques réparations de structures mais pour diverses raisons, c'est au Chantier Fluvial de Castelsarrasin qu'il va descendre pour tous les travaux d'aménagement. Bien que titulaire du permis mais sans expérience pour le voyage, Michel fera appel à un marinier de St-Jean-de-Losne.

            Ce qui surprend un peu quand on voit le bateau de l'extérieur, ce sont le volume et la hauteur inaccoutumées. Comme toutes les péniches transformées en habitation, c'est la partie réservée au fret qui devient le corps principal mais ici, en plus, Michel a imaginé un étage supérieur. La structure du bateau se divise donc, fait rare sur une péniche, en deux étages qui se déclinent chacun en deux parties. L'étage supérieur comprend deux parties de 60 m2 chacune, le salon à l'arrière et la terrasse couverte à l'avant. L'étage inférieur, c'est l'intérieur de la cale du fret, il comprend à l'arrière la grande chambre propriétaire et la non moins grande salle de bains. Dans la structure, cette partie est isolée de la partie basse avant par un réservoir d'eau potable en inox d'une capacité de 8.000 litres qui occupe toute la largeur du bateau. C'est par la terrasse qu'on descend dans la partie basse avant. Dans cette partie, on trouve trois chambres doubles.


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Michel aurait voulu faire un bateau hôtel de luxe avec grand salon, terrasse et chambres indépendantes, qu'il ne s'y serait pas pris autrement. S'en tenir là serait trop incomplet, la visite doit se faire par le détail. La production électrique sera assurée par un groupe électrogène de 10 kWa capable de produire du 380 v, 220 v et du 24 v quand il sera installé car pour l'instant, le bateau se contente des prises du quai et le groupe attend son heure sous une bâche derrière la marquise.

Etage supérieur
            Partons de l'étrave à l'avant où on trouve le plus original. Pour cause de travaux non terminés, c'est sous une bâche qu'on découvre d'abord un jaccuzi de huit places. Juste derrière une plate-forme qui fait toute la largeur du bateau nous intrigue. Le secret se trouve sous une trappe latérale qui descend à fond de cale. Là on y trouve toute une machinerie hydraulique et son poste de commande. La plate-forme est en fait le toit d'un garage à voiture qui se lève. Il a la forme d'une boîte dont il n'y aurait que le dessous et le dessus relié par des montants aux quatre coins. Pour monter la voiture à bord, on lève le garage au niveau pont. C'est ce que nous avons fait, bien qu'il soit fortement encombré en servant encore d'atelier pour finir le bateau. Grâce à des rampes (qui restent à construire) on monte le véhicule dans le garage. Là en position haute, on peut ouvrir les portières et descendre de voiture. Ensuite on baisse le garage à fond de cale et le tour est joué. La voiture est en position basse bien à l'abri. Derrière, on trouve la terrasse couverte qui par sa taille permettrait d'y faire du sport. Une grande partie extérieure plate et couverte qui manque trop souvent sur les bateaux.

            Par une baie vitrée on arrive enfin au salon, salle à manger, cuisine de 60 m2 d'un seul tenant et l'impression de volume est inhabituelle. Là également l'originalité se trouve au niveau de l'hydraulique. Pour avoir un salon d'une telle hauteur, juste devant la marquise, il fallait qu'il se baisse en navigation. C'est ce qui a été fait et tout le toit (de 60m2 et ses côtés) se baisse sur vérins et rentre dans des coffres métalliques à l'intérieur de la coque. Dans le salon, il n'y a rien à bouger pour effectuer cette manœuvre. Les stores roulants, répartis en dix modules électriques se manœuvrent indépendamment ou tous ensembles avec des commandes réparties en face de chaque store. C'est un bar avec distributeur de bistrot qui sépare virtuellement la partie salon de la salle à manger. La table, ainsi que la table de travail de la cuisine sont en pierre de lave, un matériau garanti à vie dont une entreprise de Castelsarrasin s'est fait la spécialité. Le sol est un beau plancher de bois qui ne grince pas en marchant dessus.

            Au niveau de la cuisine, Michel ne voulait pas que les boutons du lave-vaisselle trahissent sa présence sur les façades en bois brut des éléments. Alors, il a trouvé un modèle dont les boutons étanches sont à l'intérieur de la porte et son silence permet de l'oublier quand on le fait fonctionner dans la même pièce que le téléviseur. Font également partie de l'inventaire : micro-ondes, réfrigérateur, machine à laver le linge, machine à glaçons, congélateur et plaque de cuisson cinq feux dont un pour plats longs. Est-il besoin de préciser qu'il y a un chauffage central et la climatisation. La cuisine se termine, devant la marquise, par un escalier large d'un mètre qui descend dans la partie basse arrière.

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            La marquise dispose encore de son macaron d'origine en fonte. Mais à côté, une belle barre à roue en bois attend son installation. Il faut dire que cette marquise toujours en contreplaqué brut ne faisait pas partie de la priorité des aménagements du fait que Henri navigue encore très peu. Pour l'instant, il est juste allé à Toulouse pour une peinture de coque extérieure. S'il se cantonne à Castelsarrasin, c'est que sa mère y est à la maison de retraite et qu'il va la voir tous les jours.

Partie basse
Dans cette partie, le long de la bordaille, les tôles sont doublées de Fermacel de 15 mm d'épaisseur, un produit composite à base de plâtre et de lin, posé à 12 cm de la coque. De la mousse de polyuréthane a été injectée entre les deux. Par-dessus, il y a des chevrons de 6 cm d'épaisseur qui ont été percés après la pose pour passer les faisceaux électriques. Entre les chevrons, les vides furent comblés de laine de verre. En finition, il y a des panneaux de parquet flottant en bambou plaqué. Lors des travaux, Michel est présent au chantier de 8 heures du matin à 18 heures, pour aider et faire le manœuvre. Si une photo d'époque le montre avec une perceuse à la main, c'est avoue-t-il, le seul trou qu'il a su percer dans un panneau.

            Descendons dans la chambre par le large escalier. La première pièce du bas à droite est un dressing à faire pâlir de jalousie une star de cinéma. Etant donné sa taille, on pourrait presque y dormir et la lumière d'ambiance y est gérée par détection infrarouge. Dans la chaleur du bois roux, les tablettes, tiroirs, penderie, porte pantalons, cravates etc… offrent tout ce qu'on peut souhaiter en la matière et même plus. A 63 ans, Michel y vit seul et l'élégance semble être son péché mignon. Au passage, sous l'escalier, nous remarquons une cave à vin avec température constante contrôlée.

            Ensuite, on entre dans la grande chambre propriétaire et là surprise, la première impression est que la hauteur sous barrots est de plus de quatre mètres. Erreur, car ce plafond est constitué d'une toile "Barisol", une matière noire miroir qui reflète sans trahir sa présence, l'effet est très bluffant. Seules les photos rétablissent en partie la réalité. Comme le téléviseur du salon fait 130 de diagonale, celui de la chambre ne pouvait pas faire moins. Tout l'éclairage de cette pièce est commandé par une télécommande. Dans la continuité, le lit devait pour le moins se relever à la tête et au pied, ce qu'il fait en deux sommiers indépendants. Le mur d'en face est un miroir sur toute la largeur.

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            Entrons dans la salle de bains. Elle est plus grande que la plupart de celles qu'on trouve dans les maisons. Elle est équipée d'une immense baignoire ronde d'un mètre cinquante de diamètre et d'un grand miroir au-dessus des deux lavabos. Juste en face, un petit téléviseur mural à écran plat permet de ne rien perdre d'un match pendant le bain. Les robinets sont des fontaines plates. Là également, les éléments sont en pierre de lave, y compris la partie murale avec le grand dessin de Riquet et le texte qui l'accompagne. Nous ne parlerons pas des prix qui nous ont été communiqués pour ce genre de réalisation. Nous dirons juste que la pierre de lave se situe aux environs de 2.000 €uros le mètre carré. Dans un coin, un module abrite le siège WC qui est électronique. Il est muni d'un bras articulé avec jet de rinçage chaud ou froid qui sort sur commande et se positionne à la demande pour homme ou femme avec une ou deux fonctions. Ce n'est pas un gag, c'est vrai. Ensuite, c'est un jet d'air chaud qui vient sécher… disons la zone en question. Il n'y a donc pas de papier dans ces toilettes. Ce siège détecte votre présence et ne fonctionne que lorsqu'on est assis dessus. Le boîtier de commande est monté sur la cloison juste en face.



            Sur une des cloisons, nous découvrons une prise qui ressemble à une aspiration centralisée. Effectivement, elles sont réparties un peu partout. Pour passer l'aspirateur, on vient dans la pièce uniquement avec le tuyau, on le branche dans la prise et cela enclenche un contact qui démarre l'aspirateur de grande puissance et grande capacité qui se trouve dans un local technique à l'autre bout du bateau.

            Dans la partie basse avant. Là également, on longe une belle coursive en bois qui distribue le passage à trois chambres. Elles contiennent chacune un lit double électrique une vraie salle de bain individuelle de grande taille. Deux sont équipées d'une cabine de douche rapportée et la troisième d'un grand local douche avec tub en faïence. Les wc, par la force des choses sont ici électriques, car on est sous le niveau de l'eau. Chaque chambre est également séparée d'une autre par un couloir. Le silence est donc garanti. Elles sont toutes équipées de climatiseurs réversibles qui font à la demande du froid ou du chaud. La visite pourrait s'arrêter ici, mais nous demandons à descendre voir le moteur, un General Motors de Détroit. Michel regarde cette machine comme s'il avait trouvé un sarcophage égyptien. Il n'est pas manuel et il le revendique encore une fois.

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