les fluviales de JPh. Lamotte - La batellerie de commerce

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Je suis petit-fils et fils d'artisan marinier, et je suis devenu moi-même artisan marinier a 20 ans.

- En 1972 mes parents m'ont aidé à acheter mon premier bateau. C'était un 38 m que j'ai nommé Stoupan, du nom de la base militaire fluviale en Guyane française ou j'ai fait mon service militaire en 1971. C'était l'ex Yalou de Mme et Mr Broutin, un Scar de Strasbourg de 1951. Il a terminé sa carrière à la casse lors d'un plan de déchirage.

- En 1978, ma femme et moi avons acheté un autre 38 m plus performant que nous avons également nommé Stoupan. C'était le Claude de Mme et Mr Colin, un Plaquet construit à Mortagne-du-Nord en 1964. Nous l'avons revendu en 1985 à Mme et Mr Chanbellan qui l'on rebaptisé Ingrid

- En 1985 nous avons l'opportunité d'acheter un bateau neuf du type Canal du Nord. Nous avons conservé le même nom, et il deviendra le troisième Stoupan. C'était un GIBL (Groupement Industriel Béthune Lens) construit a Béthune

- En 2005 nous avons été contacté par Beltank une société de transport Belge qui nous proposait de mettre des cuves dans notre bateau. Ce projet ne sera pas concrétisé et Beltank fera construire 2 pousseurs et 2 barges type Canal du Nord, les Alain et Colas et les Eric et Tabarly.


Ces convois avaient besoin de capitaines et de timoniers. Alors, nous nous sommes porté candidats pour conduire le convoi Alain et Colas.

- Artisan ou salarié ? L'artisanat, nous sommes nés avec. C'était le statut de nos parents et grands-parents et nous l'avons vécu pendant 31 ans. Nous souvent a l'étranger, Belgique, Hollande et Allemagne pendant que nos enfants étaient en internat. Quand on est artisan, tous métiers confondus, on ne compte pas ses heures de travail. Les journées on souvent de 12 a 14h, le week-end y compris et ceci toute l'année. Sauf si on s'accorde des congés non payés. La compensation, est que si on réussi, on peut revendre son matériel ou son commerce. C'est ce que nous avons fait.

- En 2008 nous avons vendu le Stoupan à Mme et Mr Houck qui lui ont gardé la même devise et nous avons quitté le statut d'artisan pour celui de salarié. Nous travaillons toujours 12 à 14 heures par jour. L'avantage est que nous sommes 7 jours à bord et 7 jours à terre. Ces barges sont exploitées en continu avec 2 équipages chacune - voir également le Alain Colas.

Didier Tréhout          





       

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01 - Avril 1978 interruption de la navigation dans la ville de Paris. Nous attendons la décrue au quai d'Asnières qui est inondé. La seine est 4 mètres plus haute que la normale - (photo Didier Thréhout)

       

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02 - Avril 1978 interruption de la navigation dans la ville de Paris. Nous attendons la décrue au quai d'Asnières qui est inondé. La seine est 4 mètres plus haute que la normale - (photo Didier Thréhout)

       

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03 - Dans une écluse à Amsterdam avec un voilier(photo Didier Thréhout)

       

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04 - Le bateau est monté en cale au chantier Van Preat à Villeneuve-la-Garenne pour expertise avant la vente - (photo Didier Thréhout)

       

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05 - Stoupan : Très difficile de se séparer de ce bateau après 23 ans de souvenirs - (photo Didier Thréhout)

       

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06 - Alain Colas : Nous l'avons adopté en attendant la retraite - (photo Didier Thréhout)

       

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07a - Stoupan (SCAR) lors de notre mariage à Cambrai le 3 janvier 1976. A cette occasion, on sort les drapeaux pour pavoiser - (photo Didier Thréhout) 07b - Le Stoupan (Plaquet) lors du mariage d'un cousin à Compiègne - (photo Didier Thréhout)

       

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08 - La base fluviale de Stoupan dans la brousse Guyanaise Française entre Kourou et Cayenne - (photo Didier Thréhout)

       

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09 - La base fluviale de Stoupan dans la brousse Guyanaise Française entre Kourou et Cayenne - (photo Didier Thréhout)

       

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09 - La première mise a l'eau de notre dernier Stoupan à Béthune en 1985 - (photo Didier Thréhout)