Trois bateaux ont porté la devise Maroni, un nom qui évoque Cayenne et la Guyane. Voici l'explication
de ce nom donnée par Claude Loriot, qui fut propriétaire du dernier des Maroni.
Dans les années 1885-1888, la durée du service militaire était de six années, mais il pouvait être réduit à trois ans
pour ceux qui se portaient volontaires pour la Guyane. C'est ce que choisira Jean-Baptiste Loriot (Grand Père de Claude),
né en 1865. Au retour de son service militaire, il achetera une première péniche en bois qu’il appela Guyane, plus tard,
il en acheta une seconde, construite en 1910, qu’il appela Maroni.
Le premier Maroni
Joseph Loriot, fils de Jean-Baptiste et Père de Claude, est né en 1911. Il avait 18 mois quand il a embarqué sur le premier
Maroni en bois. Au décès de son père, vers les années 1927-1929, il reprendra avec sa mère l’exploitation de ce bateau.
En 1938, ce premier Maroni fut motorisé avec un Diesel Lister de 30 cv. Le Maroni en bois sera revendu en 1951 à
Gabriel Feneuil qui le rebaptisera Jacques.
Le deuxième Maroni
Il sera remplacé par un bateau neuf en fer construit en 1951 par les chantiers Franco-Belge de Chalons sur Saône.
Il était équipé d’un moteur Renault de 80 cv, et il s’appellera, naturellement, Maroni ( En dommages
de guerre, il y a eu une série de trente bateaux construits de ce type - voir la liste plus bas)
C’est Claude Loriot, fils de Joseph, qui reprit ce bateau au retour de son service militaire en 1964. Mariés à la fin
de la même année, Claude Loriot et son épouse Charline Melin achètent le Maroni Franco-Belge à leurs
parents en 1966. Ils le revendront en 1978 pour reprendre un bateau plus récent.
Après être vendu le deuxième Maroni, s’appellera à tour de rôle, Corléan, Nymphéa et Clochard.
Il a été transformé en bateau logement et appartient désormais à Claude Descamps. Il doit être en stationnement à
Estrun (le bassin rond en termes batelier) dans le nord.
Le troisième Maroni
Claude Loriot et Charline achètent en 1978 le Jules Verne un bateau plus récent construit en 1967 au chantier
Morette à Watten (Nord), qui appartenait à James Pierre. Ce bateau, jaugé à 2,70m et de 475 m3 de volume et équipé
d’un moteur Renault de 160 cv sera de nouveau baptisé Maroni.
Charline et Claude Loriot prendront leur retraite en 2004, à Longueil-Annel et vendront leur Maroni en avril 2005
à Eric Thery qui le transformera en bateau habitation. Il est actuellement en stationnement à Wambrechies, près de
Lille, dans le Nord.
Ghislain Mariage
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Charline Loriot à la barre |