| les fluviales de JPh. Lamotte - Batellerie de commerce - Les bateaux en bois |
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Maoune Péniche ou chaland ou motorisé |
Ce bateau de bois était motorisé avec une godille sur un moteur Diesel Duplex de 50cv. Il appartenait à Nelly (née Martin) et André Somers, qu’ils l'ont exploité de 1946 à 1954. Ghislain Mariage Motoriser un chaland Quand les moteurs de bateaux sont arrivés, les arrières de chaland n'étaient pas prévu pour cela et ils ne permettaient pas de loger une hélice entre la poupe et le safran, alors pour les motoriser, il y avait deux solutions : 1) – Le bateau montait en cale sèche dans un chantier et on modifiait l'arrière du bateau en conséquence. Sur un bateau métallique, il était assez simple de découper et ressouder, mais sur un bateau en bois, il en allait autrement et cela impliquait un important remaniement des couple et des bordés. Pour cette raison, on choisissait la deuxième solution. 2) - La Motogodille : Le moteur était monté dans le coqueron arrière (le "reu") et l'arbre d'hélice traversait la coque et le safran dans son épaisseur. C'est sur le bord de fuite de ce dernier qu'était montée l'hélice. Pour que le gouvernail puisse tourner, il y avait un Join de Cardan entre la coque et le safran. Cela n'autorisait pas des grosses puissances mais l'avantage était que le flux propulsif n'était pas dévié. L'hélice poussait toujours dans l'axe, comme un moteur hors-bord (voir la photo en bas de page) Péniche - Quand une péniche (bateau en bois au gabarit freycinet de 38,50 m) était motorisé avec une motogodille, elle de venait une "péniche motorisée". - Quand son arrière était transformé pour recevoir une hélice sur poupe, elle devenait un "automoteur". - Selon la tradition marinière, si la longueur est différente de 38,50 c'est un chaland Quelle différence entre le safran et le gouvernail ? - Le safran est la partie qui agit dans l'eau - Le gouvernail est l'appareil à gouverner qui comprend l'ensemble des éléments : safran, barre franche ou aminteau, la rallonge d'aminteau, la jaumière, etc.... Le chaland qui passe Le terme "chaland" désigne les passants qui dans la rue se font accrocher par un bonimenteur qui les entraine dans le magasin pour leurs vendre quelque chose. C'est certainement par analogie que l'on a qualifié du même nom les bateaux qui étaient : - Halé par un cheval, généralement réformé et remonté d'une mine et acheté à bas prix ; ou par un homme (mais le plus souvent par la femme du marinier) qui tirait à la "bricole". - Remorqué par un remorqueur. - Tractionné par un Latil sur pneus (pont-canal du Guétin) ou une loco électrique sur rails. (CGTVN : Compagnie Générale de Traction sur Voies Navigables) Jean-Philippe Lamotte |

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| 01 - Nelly Somers sur l’arrière du Maoune (photo collection Lisette et Jean-Pierre Huyghe) |
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| 02 - André Somers sur l’arrière du Maoune (photo collection Lisette et Jean-Pierre Huyghe) |
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| 03 - (photo collection Lisette et Jean-Pierre Huyghe) |